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Ancienne chapelle des fonds baptismaux

 

Petit résumé de l’histoire de la nouvelle église Saint Nicolas.

Commencée en 1868 à l’initiative du vaillant curé Jules Placet constatant tous les jours l’exiguïté et le délabrement de sa vieille église Saint Nicolas située à côté du château, l’église est ouverte au culte en 1872 après beaucoup d’efforts pour collecter les sommes nécessaires à sa construction. L’abbé Placet en fut l’inlassable cheville ouvrière. L’architecte est renommé. Il restaure en même temps le château de Saint Germain en Laye ; il s’agit d’Eugène Millet qui va concevoir tout ensemble l’édifice et son mobilier, en adoptant un style roman proche de l’église de Tournus avec un clocher-porche occidental, une nef à deux bas côtés et un chœur avec une abside en cul de four. La pierre utilisée est de la meilleure qualité, avec l’emploi d’une pierre rosée pour les chaînages apparents, ce qui donnait à l’origine un intérieur bicolore blanc-rose, éclairé très largement par des baies à vitres claires, hormis les vitraux du chœur, dits « archéologiques » car reprenant les motifs et techniques des vitraux des cathédrales de Chartres et Bourges. Ces vitraux, datés et signés, sont dus également à un grand artiste qui travailla dans l’équipe de Viollet le Duc : Nicolas Coffetier. D’autres campagnes de travaux suivront pour finir le clocher, construire la tribune de l’orgue et adjoindre la deuxième sacristie.

 

Le mobilier de la chapelle dite « chapelle des fonds baptismaux »

La chapelle est protégée par des grilles de fer forgé dont Millet fit le dessin. En suivant de la gauche vers la droite : - Dans le mur latéral gauche, il y a l’armoire avec ses deux portes en chêne. Longtemps cette armoire disparut derrière un panneau de bois. Elle fut retrouvée lors de l’aménagement de la chapelle. Toujours dessinée par Millet, elle comporte à l’intérieur une tablette pour poser livres ou objets utiles à la célébration du baptême, ainsi qu’une petite cuve ayant un fond tréflé, signe de la Trinité. On retrouve cette forme tréflée dans le dessin des grilles et des bénitiers, les unes donnant accès au baptistère, lieu de la Trinité par excellence, les autres contenant l’eau bénite. Cette cuve est équipée d’un puisart qui permettait l’évacuation de l’eau à l’extérieur. Il s’agit en fait d’une piscine-armoire, héritière du lavabo et de l’armorium, placée en général près du maître autel et qui servait à la fois au rangement et au lavement des mains ou évacuation de liquide.

Au centre de la chapelle se trouve la cuve qui servait il n’y a pas si longtemps aux baptêmes. Elle fut dessinée, comme tout le mobilier de l’église, par Eugène Millet qui était un homme très religieux. Il conçoit une cuve en sept parties, en référence aux sept dons du Saint Esprit que le baptême confère au baptisé : la pierre de socle sur laquelle reposent les quatre colonnes à chapiteaux à crochets qui tiennent la cuve proprement dite taillée dans un seul bloc de pierre et recouverte d’un bloc de marbre dans lequel on ménagé la cuvette pour les ablutions. Elle est recouverte par deux plateaux de cuivre.

- Au fond de la chapelle, une tête de profil dans ce qui pourrait être une auréole dorée : c’est le monument funéraire de l’abbé Placet. Curé de la paroisse depuis 1859, il décède le 2 août 1888 et est enterré dans le nouveau cimetière proche de la forêt. Mais l’ensemble de la paroisse réclame qu’il soit enterré dans « son » église pour laquelle il s’était donné tant de mal en vue du bien des paroissiens. Et événement tout à fait exceptionnel, la décision d’accorder l’autorisation de l’inhumer dans l’église, comme au Moyen Age, est prise le 23 décembre 1888. On pourrait presque penser à une canonisation « sancto subito ». De façon tout à fait pragmatique, l’épaisseur des murs de l’église permet de loger un cercueil sous la fenêtre du mur pignon. Au devant on va élever le monument funéraire commandé au sculpteur Germain, signé et daté de 1889 et qui respecte dans son architecture les motifs utilisés par Millet dans un souci d’homogénéité. L’abbé Placet est représenté de profil avec la petite calotte de prêtre, avec un grand souci de réalisme dans la représentation des traits du visage. Il apparaît comme un homme très fin, bienveillant. Pendant trente années il va rédiger le registre paroissial d’une petite écriture serrée, fine mais très lisible. Ses annotations reflètent un homme rempli de charité, mais aussi d’un grand humour, attentif à tous les détails quotidiens de sa paroisse. Il note aussi les événements importants de la ville. Ses descriptions font de ce registre une source précieuse de documentation sur les années 1859-1888. Le sculpteur Germain le représente en buste sur un médaillon doré, évoquant irrésistiblement une auréole, mais avec les attributs de sa fonction. Sous son buste, une bible avec des signets et un tranche-file est ouverte à la page de 1 Cor. XIII où on reconnaît les mots « major, autem, horum est, caritas » gravés. La lecture est rendue difficile par l’effritement de la pierre mais il s’agit probablement du verset 13 : « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la Foi, l’Espérance et la Charité, mais la plus grande des trois, c’est la Charité ». L’étole de prêtre est disposée par-dessus. A gauche de la bible, se trouve un calice surmonté d’une hostie avec un rameau d’olivier ; à droite, une branche de lys et une veilleuse à huile. Sous la bible une coquille saint Jacques. Devant l’emplacement du cercueil, on a placé une dalle de marbre vert avec une inscription gravée dorée. Mais le marbre s’effrite de plus en plus et l’inscription est devenue là aussi difficilement lisible. -

 

Les plaques de marbre noir sur le mur droit.

Elles sont trois et apparaissent identiques. Celle de droite est à la mémoire de l’abbé Reignat, successeur de l’abbé Placet, prêtre et chanoine honoraire de l’église saint Nicolas de Maisons-Laffitte ( on peut noter ici le changement de nom de Maisons ) pendant trente et un ans. On lui doit la poursuite de l’œuvre, la construction de la sacristie, le déplacement du presbytère et l’achat des terrains entourant l’église où se situe maintenant le Centre paroissial. Grâce à lui également, le « Passage Reignat » pourra voir le jour sur une parcelle achetée par lui pour faciliter la communication entre le parc et la ville. La plaque de gauche, bien que présentée dans un cadre identique de mosaïque de marbre date de 1621. Elle rappelle les fondations de messes faites par Simon Barbier, curé de Maisons et chapelain du roi en sa chapelle sainte Anne de Mantes. C’est ce curé qui célébra le mariage de René de Longueil, futur propriétaire du château actuel, le 22 mai 1623 avec Madeleine Boulenc de Crèvecœur dans l’église Saint Nicolas jouxtant le château, appelée Ancienne Eglise de nos jours. L’encadrement de marbre a été fait au début du 20ème siècle, après la désaffectation de l’Ancienne Eglise où l’on retira les plaques murales et quelques objets mobiliers, malheureusement perdus pour la plupart. On uniformisa les deux plaques, celle de l’abbé Reignat et celle de l’abbé Barbier par une même bordure avant de les sceller dans la chapelle. La plaque centrale est en trois parties et fut gravée au décès du curé. Elle est datée de 1625. Le sommet représente très finement l’abbé Barbier à genoux au pied de la Croix. Sur la plaque centrale, il y a une inscription que l’on peut résumer ainsi : « Ci gît vénérable et discrète personne Simon Barbier de son vivant Père Curé de Maisons, lequel a donné par testament 18 livres et 15 sous de rente perpétuelle à prendre chaque année sur une maison, ce qui oblige les marguilliers de l’église à enseigner le catéchisme aux enfants et autres tous les dimanches et fêtes de l’année. Les premiers dimanches de l’année auront lieu les messes du rosaire en l’autel de la Vierge Marie et après vêpres les processions du rosaire ; prières aux quatre fêtes solennelles et litanies des saints après les vêpres des morts. A donné aux Cordeliers de Pontoise un calice, burettes, patène ciselée, deux chandeliers et une croix en argent doré, à charge pour eux de dire une messe de requiem durant vint ans et d’envoyer tous les ans un religieux prêcher la Passion à 5h du matin. Décédé le 12 août 1625. » Sous l’inscription, une plaque gravée d’une tête de mort et deux tibias croisés.

 

Un petit tableau représentant la Vierge offert récemment à l’église par un paroissien couronne ces plaques et introduit la présence de Marie dans l’adoration. -

 

La statue de Saint Nicolas

Il s’agit d’une œuvre actuelle offerte à l’église par un paroissien sculpteur. Elle représente le saint patron, déjà représenté dans les vitraux, et dont une statue recouverte en métal argenté se trouvait à la droite du chœur. Cette statue fut volée il y a bientôt vingt ans avec une statue de la Vierge de même facture. Celle-ci est en bois de chêne, bois qui provient d’une poutre de la charpente du château, donc un bois 17ème.

 
Béatrice Vivien, le 10 mai 2007.